• Loire-Atlantique.

    La récolte du sel commence à Guérande

      L'heure de la récolte du sel de Guérande a sonné !
    Le mauvais temps avait retardé, cette année, la prise de sel. L'arrivée du soleil de ces derniers jours redonne le sourire aux paludiers. La récolte 2012 est lancée !
    20 juillet 2012
    Loire Atlantique - Artisanat
    « C'est le bonheur. Prendre mes outils pour ramasser la fleur de sel, c'est un soulagement. On travaille pour ça ! », confie Paul Authier, paludier de 28 ans.
    Il commence à récolter son sel après un mois de juillet peu favorable. « On est complètement tributaire de la météo. L'année dernière, on a commencé tôt, au mois de mai. Mais on a aussi fini très tôt. Cela, c'est terminé début juillet. La récole a été moyenne. Cette année, on commence tard mais ça ne veut pas dire que ce sera mauvais. »
    Un avis partagé par Marie-Thérèse Haumont, présidente de la coopérative des Salines de Guérande. « Il n'y a jamais une saison qui se ressemble. La moyenne c'est 1 tonne 3 à l'oeillet par an. En dessous, ce n'est pas très bon. Il faut attendre la fin de la saison pour un bilan. »
    L'année dernière, la coopérative a récolté 10 000 tonnes de sel. « On a toujours trois ans de stock d'avance. On ne vend pas plus que ce qu'on peut produire en moyenne », explique Marie-Thérèse Haumont.
    « Une opération délicate »
    Paul Authier a commencé à s'installer en 2008. « Je suis tombé dans les marais après avoir été saisonnier en 2003, lors de la canicule. Le paludier pour qui je travaillais m'a transmis le virus. » Aujourd'hui, il possède une soixantaine d'oeillets et récupère environ 90 tonnes de gros sel et 9 tonnes de fleur de sel. Une récolte qui continue d'être faite manuellement.
    La fleur de sel arrive en premier. Elle se cristallise à la surface de l'eau. Le vent vient la pousser dans les coins de l'oeillet. « Elle n'est pas en contact avec l'argile, c'est ce qui fait sa pureté », explique Paul qui la prend en fin d'après-midi.
    « On la ramasse à l'aide de la lousse à fleur, un manche de 3 m au bout duquel il y a une sorte d'écumoire. Je viens dans la lame d'eau pour égoutter la fleur et la placer dans la brouette. En une fois, on peut récupérer jusqu'à 3 kg de fleur de sel. Tout le jeu, c'est de la prendre sans toucher le fond, une opération délicate », assure le paludier.
    « Très variable »
    Le gros sel, lui, se cristallise à même l'argile, sur le fond de l'oeillet. « On le récupère à l'aide du las. Le manche mesure 5 m. À l'extrémité, il y a une maille : une planche en bois mesurant 1 m 20 de long. Les gens pensent qu'on racle le fond mais en fait on l'effleure. Le gros sel est ensuite ramené sur la ladure, la plate-forme ronde de l'oeillet. » Il récolte en moyenne 50 kg de gros sel par jour et par oeillet. « Mais ça reste très variable », tient-il à insister. Le gros sel passera tout l'été sur le trémet, l'aire de stockage située à proximité des oeillets avant d'être restoker.

    Marie-Thérèse Haumont surveille les prévisions météo de près. « Elles devraient nous être favorables. On peut toujours sauver une saison en commençant fin juillet ! »

    Audrey LE ROUIC
     Guérande
      
      Loire-Atlantique. La récolte du sel commence à Guérande
    11 juillet 2013

    On s’active dans les marais salants de Guérande. Avec les premières chaleurs, les 200 paludiers guérandais viennent en effet d’entamer la récolte du sel. « Ce printemps, les pluies et les températures basses ont fortement ralenti l’évaporation de l’eau et empêché le sel de cristalliser dans les salines. Le soleil et la chaleur arrivent enfin, ils donnent le top-départ de la récolte ! », explique Ronan Loison, le patron de la coopérative Les Salines de Guérande. La saison dernière, les paludiers de Guérande ont récolté 11.000 tonnes de gros sel et 700 tonnes de fleur de sel. En mars 2012, le sel de Guérande a obtenu l’Indication géographique protégée (IGP), une première en Europe pour la production de sel.

    Sel

      Article déjà publié le 15 octobre 2008

    Une trop maigre récolte de sel deux années de suite 
      
    Une trop maigre récolte de sel deux années de suite
      
    La récolte de sel a été abondante en 2005. Depuis, ce sont plutôt les mauvaises années qui s'accumulent.

      L'été a été pluvieux
    . Résultat : la récolte de sel ne dépassera pas 10 % d'une production moyenne. À Noirmoutier, on appelle à l'aide. À Guérande, on est plus serein.
    Les producteurs coopératifs de Noirmoutier, qui ont vendu l'essentiel de leurs récoltes précédentes à Aquasel, une filiale du groupe laitier Eurial, sont à la peine. « Notre filière est en danger. Est-ce qu'on sera là l'an prochain ? Je ne sais pas », affirme Philippe Naud, président de la Coopérative des producteurs de sel noirmoutrine. D'où son appel au gouvernement et aux collectivités locales « pour maintenir les gens dans les marais ».
    Les producteurs coopératifs guérandais, plus gros et mieux structurés, sont moins inquiets.
     D'autant que leur coopé commercialise aussi leurs produits et les paie au fur et à mesure des ventes de sel stocké. « Nous ne sommes pas soucieux.
    Toutefois, une troisième année mauvaise, ça deviendrait préoccupant »,
    reconnaît Marie-Thérère Haumont, présidente de la coopé Les Salines de Guérande.
    • Deux années maussades. Et après ? À Noirmoutier, les coopérateurs produisent en moyenne 1 500 tonnes de sel par an.
     En 2008, quelque 135 t ont été récoltées. Soit 9 % d'une année moyenne. « À Guérande, on n'aura pas plus de 1 000 t à 1 200 t de sel », explique Marie-Thérèse Haumont.
     En temps normal, c'est près de 10 000 t. Les professionnels l'ont d'autant plus saumâtre que l'année 2007 n'était déjà pas fameuse : 450 t à Noirmoutier au lieu de 1 500 t.
    Heureusement, les bonnes années, comme 2003 et 2005, ont pu remplir les salorges... et les bourses. Lors de ces deux étés fastes, environ 30 000 t d'or blanc ont été engrangées à Guérande. Chacun espère maintenant une année 2009 convenable.
    • Où et comment produit-on du sel marin ?
     
    Dans la région, on récolte du sel à Guérande et Noirmoutier.
    Mais aussi dans le Marais breton et le Marais d'Olonne. Les îles de Ré et d'Oléron sont, avec le Golfe du Morbihan, les autres sites de production proches.
    Le sel, à partir de l'eau de mer drainée, est travaillé et récolté dans des quadrilatères, les oeillets.
    « Un oeillet fait 70 mètres carrés, l'équivalent d'un appartement T3 », commente un producteur. Pour se cristalliser après évaporation, le sel a besoin de soleil et de vent.
    • La saliculture, où ailleurs en France ?
    Dans le Midi, bien sûr. Par exemple à Salin-de-Giraud, en bordure de Camargue ou aux Salins d'Hyères (Var). Sur les rivages de la Méditerranée, la saliculture n'est toutefois pas artisanale et manuelle comme dans l'Ouest, mais fortement mécanisée.
    • Combien de sauniers et paludiers ?
    Les producteurs sont appelés sauniers ou paludiers, selon qu'ils exploitent au sud ou au nord de la Loire. À Noirmoutier, 120 sauniers exploitent quelque 3 300 oeillets.
    Dans la presqu'île guérandaise, les paludiers cultivent près de 11 000 oeillets. 187 producteurs, soit les deux tiers des producteurs guérandais, adhèrent à la coopérative.
    Les autres sont indépendants.
    • Qui sont les paysans du sel ?
     
    À Noirmoutier, entre trente à quarante producteurs tirent l'essentiel ou la totalité de leur revenu de l'or blanc. Ils sont près de cent dans ce cas à Guérande. Le revenu complémentaire provient d'activités comme éleveur de moutons, producteur de pommes de terre, maçon, enseignant, retraité...
    « On a même un saunier qui conduit le métro parisien », fait remarquer Philippe Naud. Des producteurs, minoritaires en nombre, n'adhèrent pas aux coopératives : ils récoltent près de 30 % du sel guérandais. Une vingtaine d'indépendants oeuvrent à Noirmoutier.
    • Les stocks sont-ils suffisants ?
     « Notre coopérative a mis en place une gestion des stocks qui nous permet de ne pas être dépendants des aléas climatiques »,
    explique la responsable guérandaise. Selon les catégories de sel (label rouge pour la qualité supérieure, sel agricole, sel de tradition), Guérande « possède d'un an à trois ans et demi de stock ». Aquasel a pour sa part trois ans de stock. Le sel de l'Ouest ne manquera pas sur les étals et les assiettes.
    crayon
    Gaspard NORRITO.  mercredi 01 octobre 2008
    Arrow http://www.ouest-france.fr/Une-trop-maigre-recolte-de-sel-deux-annees-de-su…
    crayon

    crayon
    Bonsoir
    Vous êtes le sel de la terre. Si ce sel perd sa saveur, avec quoi la salera-t-on ? Ce sel ne vaut plus rien : il n’est bon qu’à être jeté dehors et piétiné.( parole d'évangile)
    Encore un dur métier soumis aux intempéries et à ce climat un peu déréglé.
    WS

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