• 1 500 pesticides mis au ban

     

    1 500 pesticides mis au ban
     
    1 500 pesticides mis au ban

    MILLE CINQ CENTS produits pesticides « préoccupants » pour l’environnement et la santé seront retirés de la vente en France avant la fin de l’année. Au total, d’ici à 2010, 53 molécules à risques seront retirées du marché ou leur usage divisé par deux. C’est l’une des mesures phares du plan de réduction des pesticides présenté hier en Conseil des ministres par Michel Barnier.
    A la suite du Grenelle de l’environnement, le ministère de l’Agriculture s’est engagé à réduire de moitié en dix ans la quantité d’insecticides et d’herbicides utilisés dans l’Hexagone.
    - Un « permis d’utilisation » pour les agriculteurs. La France est le plus gros utilisateur de pesticides en Europe. Une évaluation plus précise de leur impact sanitaire est prévue ainsi qu’un test d’aptitude des agriculteurs au bon usage de ces produits phytosanitaires. Entre 2001 et 2005, ils ont réduit les volumes de produits largués sur leurs champs mais les substances utilisées étaient plus puissantes. Ils devront à l’avenir obtenir un « permis d’utilisation » pour pouvoir acheter des pesticides.
     Trois mille exploitations agricoles particulièrement économes en pesticides seront mises en valeur. Par ailleurs, les traitements aériens seront à terme interdits. Des mesures mal accueillies par les fabricants, hier, qui les jugent « irréalistes » .

    En revanche, le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) juge que le plan Barnier est « un bel essai à transformer ».
     Mais l’association regrette que des « mesures fermes ne soient pas prises pour les usages non agricoles ». « La mention « emploi autorisé au jardin » n’est pas une garantie de sécurité (…) et il serait plus pertinent d’en interdire le recours », souligne l’association.
    - Une campagne de sensibilisation auprès des jardiniers . Le ministère a justement prévu de sensibiliser les gestionnaires d’espaces verts des villes, des autoroutes et des abords de voies ferrées à l’utilisation de méthodes alternatives aux pesticides.
     Par ailleurs, une campagne de communication sera lancée en 2010 auprès des jardiniers amateurs pour les inciter à « une plus grande tolérance de l’herbe ». La Fédération nationale des jardins familiaux demande déjà depuis décembre à ses 21 000 adhérents de ne plus utiliser de désherbants, de privilégier la binette et les engrais verts. « En zone urbaine, la quantité de pesticides utilisée est parfois effrayante, déplore le président de la fédération, Hervé Bonnavaud. La France compte vingt millions de jardiniers amateurs qui dosent souvent mal la quantité de produits et qui dépassent parfois de cinq à dix fois la dose prescrite ! » « La vraie révolution, estime Patrick Leroy, un jardinier amateur du Val-d’Oise qui exclut tout recours aux pesticides, serait que les grandes surfaces et jardineries éliminent de leurs rayons tous les produits les plus toxiques. »
    corde
    Frédéric Mouchon | 11.09.2008, 07h00
    corde
    Les réflexions du forum
    Cette fois-ci on n'y coupe pas, il va falloir se jeter sur la binette.
    Plus de désherbant sélectif
    Plus de Glyphosate (Round up)
    Plus de chlorate.
    Et c'est tant mieux
    Pour notre environnement.
    tous ces produits finissent bien quelque part.
    Et s'ils se désagrègent rapidement (d'après les fournisseurs), les nouvelles molécules engendrées ne sont ni de l'eau, ni des carbonates de calcium (résidus d'animaux marins composant nos sous-sols calcaires sur des centaines de mètres), ni du chlorure de sodium (principale molécule en solution dans nos océans).
    Non, ce sont souvent des molécules dont l'incidence sur l'environnement est encore mal connue.
    W.S

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