• Don't forget me not!



    GRANDVILLIERS Des tombes à ne pas oublier
    samedi 17 mars 2012

    Daniel Delattre désirerait conserver certaines tombes abandonnées pour leur histoire et leur architecture.
    Le cimetière cacherait-il des trésors dans ses allées ? C'est en tout cas ce que l'élu Daniel Delattre a soulevé lors du dernier conseil municipal.
    «Nous avons depuis un certain temps à Grandvilliers une procédure de reprise de concessions en état d'abandon dans notre cimetière communal. Seulement, il s'avère que certaines d'entres elles qui sont concernées par ce plan pourraient être très intéressantes », a argumenté Daniel Delattre, conseiller municipal lors du dernier conseil.
    Le cimetière Grandvillois a été créé vers 1828 à la sortie de la ville en direction d'Aumale. Avant cette date, il se trouvait autour de la chapelle Saint-Jean en plein centre ville. Aujourd'hui, des logements HLM s'y trouvent.
    Hommage aux soldats
    Ce passionné d'histoire locale pense notamment à une chapelle familiale de l'époque Napoléon III. Il s'agit de la sépulture de la famille Perdu-Vautrin construite en 1850 qui se situe dans l'allée principale. « C'est très certainement le plus beau monument du cimetière. Il serait dommage de le démolir alors qu'à mon sens quelques travaux d'embellissement n'engageraient pas de frais énormes. »
    Plus loin, une autre tombe menacée de démolition, celle de la famille Thorel-Perrin. Sur cette dernière est gravée une palme militaire « ce qui laisse imaginer que l'une des personnes enterrées dans ce monument s'est battue pour la France. »
    À l'heure où un comité du souvenir français a été créé en Picardie Verte, il serait certes dommage de détruire la tombe d'un compatriote. Enfin, un autre monument est signé Johan-Peter Gréber, le père de la célèbre famille Beauvaisienne.
    L'élu Grandvillois a découvert ces tombes menacées de destruction totalement par hasard. « Il y a quelques semaines, une descendante d'un ancien maire de Grandvilliers, Frédéric Bourdeaux, a pris contact avec moi afin d'obtenir des informations sur son ancêtre ».
    Il se trouve que lui aussi repose au cimetière de Grandvilliers, mais son monument n'est pas concerné par la reprise de concessions en état d'abandon.
     Pour en savoir un peu plus........



     

    La recherche des sépultures abandonnées est souvent un casse-tête pour les municipalités. L'acte de décès ne faisant pas mention du lieu de sépulture. La création des cimetières tels que nous les connaissons actuellement datent du XVIIème siècle. Autrefois les défunts étaient enterrés dans les Églises ou autour des Églises. Des prescriptions d'ordre sanitaire encouragèrent les paroisses et par la suite les municipalités à déménager les tombes vers des lieux retirés et plus calmes . Le calme et le silence des cimetières est toujours quelque chose de saisissant et d’émouvant. On rapporte qu'en Chine, les familles accrochent des petites clochettes aux tombes de leurs défunts. C'est peut-être une légende, mais elle est tellement belle.... Au gré du vent. Ding!Ding!  Écoute dans le vent... Ding!Ding! Autant en emporte le vent...Ding!Ding!  Ne nous oubliez pas! (Don't forget me not!)

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    Les carnets de Jules Hostouley

      Hosanna ! Hosanna !
    Bientôt la fête des Rameaux. Une occasion pour certains de se rendre dans les cimetières. Dimanche prochain certaines sépultures seront fleuries ou agrémentées d’un rameau de buis béni le dimanche des Rameaux. Telle est la tradition. Pourquoi cette pratique ? Parce que la liturgie Chrétienne commémore, ce jour là, l’entrée du Christ à Jérusalem. Le peuple massé sur son chemin accueille le Christ en agitant des palmes. Notre tradition a retenu le rameau de buis. En Provence c’est un rameau d’olivier. J’ai connu cela dans mon enfance. L’Église Catholique, par la suite, à l’occasion de la fête des Rameaux, organisa une petite procession autour de l’Église de la Paroisse ; comme à l’époque, les défunts étaient mis en terre autour de l’Église, les fidèles prirent l’habitude de déposer un rameau béni sur la sépulture de leurs défunts. L’Église Catholique a souvent rappelé que la fête des Rameaux était plus une fête de joie, plutôt qu’une commémoration des morts. La Toussaint étant, à ce propos, la véritable fête des Saints, et le jour suivant la fête des morts. Mais c’est bien, que cette fête permette une visite supplémentaire à nos chers défunts ; eux si souvent délaissés. Récemment LECHOJOVACIEN s’étonnait légitimement de voir, certaines sépultures anciennes, fleuries de petites affichettes, invitant les familles à se rapprocher de la Mairie. Ce site rapporte, en outre, les différents textes de loi afférant à l’organisation des sépultures au sein des municipalités. J’espère me tromper, mais le site officiel de la commune, est particulièrement muet en matière de démarches à suivre en cas de décès. Elles sont souvent nombreuses et contraignantes, et prennent souvent les familles au dépourvu. C’est normal, on n‘enterre pas, tous les jours, un membre de sa famille. Rien non plus sur les modalités d’entretien des concessions ; les textes de loi se rapportant au cimetière ; Etc….etc.. Le cimetière étant, quand même, un domaine important au sein de nos communes. Un élu de Grandvilliers , Michel Delattre, attirait récemment l’attention du Conseil Municipal sur l’opportunité de démolir ou pas,certaines sépultures anciennes, délaissées par les familles. Profitons d'avoir, une petite pensée pour les 2 habitants de Jouy sous Thelle, récemment disparus.
    Dies irae
      

     
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