• L'Ambroisie

    L'Ambroisie

    Surnommée « herbe à poux » au Québec où on l’accuse d’être à l’origine de bon nombre de nuisances, l’ambroisie intègre ce que l’on appelle communément les « mauvaises herbes ». Mais si sa fâcheuse habitude de s’installer là où on ne l’attend pas était le seul reproche à lui adresser, il n’y aurait pas lieu d’en parler.
    Espèce à part, l’ambroisie se distingue par le fort pouvoir allergisant de son pollen, devenu la hantise des personnes sensibles. Si l’on s’en réfère aux dires du Ministère de la Santé, « quelques grains de pollen par mètre cube d’air » suffisent à déclencher des symptômes caractéristiques. Il s’agit le plus souvent de rhinite allergique, laquelle se traduit par un écoulement nasal, l’apparition de conjonctivites et de gênes respiratoires de gravité variable. En France, on estime que 6 à 12 % de la population exposée est allergique à l’ambroisie, ce chiffre variant selon la zone ciblée.
    Incommodante, cette plante l’est d’autant plus qu’elle est extrêmement envahissante. Largement implantée en région Rhône-Alpes, elle a depuis investi les départements voisins des vallées de la Saône et du Rhône. Si les plaines et les collines de basse altitude lui sont propices, cela ne l’empêche pas de se fixer jusqu’à plus de 800 mètres d’altitude.
    Elle colonise des types de terrains variés. Il n’est pas rare de l’apercevoir sur les bas côtés des routes, sur les ronds-points ainsi que sur les bordures enherbées (1) des champs. Elle affectionne également les aires incultes jalonnant les zones commerciales, de même que les sites laissés en friche en attente de construction. Enfin, elle s’immisce aisément au sein des cultures agricoles, se répandant dans la plus grande discrétion avant d’être découverte lors de la récolte. Il est alors trop tard pour tenter de limiter la propagation de la plante, la coupe des moissonneuses favorisant la multiplication des tiges.
    Une contamination à laquelle chacun contribue. A notre insu, nous aidons cette plante à se disséminer en la transportant à l’état de graines sous la semelle de nos chaussures et sous les pneus des voitures particulières et des véhicules d’entretien. Une fois déposées, ces graines profitent du climat actuel, alternant périodes chaudes et pluvieuses, pour se développer rapidement.
    Noircissant encore un peu plus le tableau, les moyens de lutte contre l’ambroisie sont restreints. Si la floraison a déjà eu lieu, le recours à l’arrachage ou au fauchage s’impose.
    Mais la meilleure option consiste à intervenir avant la floraison, laquelle commence à la mi-août. Pour plus de sûreté, il est recommandé de détruire l’ambroisie dès les mois de juin-juillet afin de limiter au maximum la reproduction de la plante et d’éviter la production de son redouté pollen.
    Conscients que seule une action conjointe et organisée pourra endiguer ce phénomène, le Ministère de la Santé, la DRASS Rhône-Alpes et la DDASS de l’Isère ont prévu de se rencontrer le 21 novembre prochain afin d’arrêter un plan de lutte efficace.

    Cécile Cassier

     
     
                                             
                     


            
     
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