• Les déchets des Yvelines

    Les déchets des Yvelines seront épandus dans six communes
      VEXIN - THELLE
    13.11.2010

      Après les boues de la sulfureuse station d’épuration d’Achères, l’Oise et le territoire du Vexin vont accueillir de nouveaux déchets venus d’Ile-de-France. La préfecture des Yvelines autorise l’épandage du compost urbain produit par la société Généris dans ses installations de Triel-sur-Seine. Au départ, douze communes* de l’Oise étaient susceptibles d’accueillir les déchets domestiques traités dans les Yvelines.
    Mais finalement, le plan d’épandage ne concernera que les champs de six villages. Hostiles au projet, Chaumont-en-Vexin, Sérifontaine, Loconville, Trie-la-Ville, Enencourt-le-Sec et Enencourt-Léage échappent au plan.
    « Ces exclusions sont dues à la mobilisation de la population lors de l’enquête publique et à l’application du principe de précaution » explique-t-on à la préfecture des Yvelines.
    L’annonce de ce plan d’épandage avait en effet provoqué une violente levée de boucliers dans le Vexin. Les associations écologistes locales avaient très vite agité la menace d’une pollution des sols. Le message était alors très clair : « Hors de question que l’Oise devienne la poubelle de la région parisienne. » Une agitation très mal comprise du côté du Sivatru (syndicat intercommunal pour la valorisation et le traitement des résidus urbains). « La comparaison avec les boues d’Achères ne tient pas debout, détaille un spécialiste du syndicat.
    Ce qui est produit à Triel est issu des ordures ménagères grises. En clair, c’est ce que l’on met dans la poubelle courante. Ces ordures sont ensuite mises dans un grand réacteur qui sépare le fermenticible des indésirables. C’est ce fermentescible qui est épandu alors que les indésirables sont envoyés à l’incinérateur. Les agriculteurs apprécient ce produit qui amende la terre de manière très satisfaisante. »
    En dépit des arguments avancés, ces explications n’ont pas convaincu les plus sceptiques et notamment l’association des amis du Bochet. Pour elle, le compost urbain reste dangereux. « Même avec une collecte efficace des déchets, il y a toujours 20% des habitants qui ne trient pas ou mal. Au final, il existe un risque de trouver localement des concentrations importantes de polluants. Qu’en est-il par exemple des piles, des médicaments et des ampoules… »
    Autorisé jusqu’à mai 2011, l’épandage est d’ailleurs interdit sur les sols destinés au pâturage ainsi que sur les terres de cultures maraîchères et fruitières. Il est aussi interdit à moins de 35 m des puits, des forages et des sources.
    * Boissy-le-Bois, Chaumont-en-Vexin, Enencourt-Léage, Enencourt-le-Sec, Fay-les-Etangs, Le Coudray-Saint-Germer, Liancourt-Saint-Pierre, Loconville, Monneville, Sérifontaine, Thibivillers, Trie-la-Ville.
    DAVID LIVOIS | 13.11.2010, 07h00
    Le Parisien
    La mobilisation est toujours payante.
    Ce qui est le plus irritant, c'est la condescendance des communes parisiennes envers les petites communes rurales
    qu'elles ont toujours prises pour des bouseux.
    La région parisienne se targue d'être une région riche; elle a largement les moyens de payer pour éliminer ses déchets, propement.
    Et pas de le faire à la sauvette, comme elle se propose de le faire.
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